Burkina Faso: le gouvernement impose le pagne tissé comme »tenue officielle »

Burkina Faso: le gouvernement impose le pagne tissé comme »tenue officielle » Spécial

Le Burkina Faso invite sa population à renouer avec la tradition. Dans un communiqué émanent du ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat le gouvernement fait du « Faso Dan Fani » (le pagne tissé), la tenue officielle de toutes les cérémonies.

« Le Gouvernement burkinabè, dans le cadre de la promotion de l’identité culturelle encourage le port du Faso Dan Fani (FDF) lors des cérémonies officielles ou des manifestations d’envergure nationale », renseigne le communiqué.

Les burkinabè quelque soit le secteur d’activité, devraient désormais remplacer les costumes importés contre les habits faits à base du FDF pour les occasions officielles.

Entres autres occasions les festivités marquant l’indépendance du Burkina: le SIAO ; la Journée internationale de la femme ; le forum national des femmes ; le FESPACO ; la SNC ; la JNP ; le SITHO ; les foires agro-sylvo pastorales etc.

En effet, la majorité des populations africaines arbore le dress-code européen comme à l’accoutumée à chaque occasion officielle.

Le gouvernement burkinabè sous Roch Kaboré, s’illustre ainsi en mettant en avant la tradition. Les réactions sont très positives sur les réseaux sociaux depuis la sortie officielle dudit communiqué.

Les internautes saluent cette initiative et propose même de l’étendre dans d’autres secteurs tout en travaillant à la modernisation du pagne.

Le communiqué stipule également que les commandes de l’Etat portant sur le Faso Dan Fani feront l’objet de convention cadre entre les structures de l’Etat et la Chambre des Métiers de l’Artisanat du Burkina Faso (CMA-BF).

Le Premier Ministre Paul Kaba Thiéba le 29 novembre dernier signait l’arrêté 2017-057 PM/CAB portant promotion et valorisation du Faso Dan Fani.

Le Faso dan dani, traduit littéralement le « pagne tissé de la patrie ». Il est l’histoire d’un textile tissé qui fait la fierté de l’artisanat burkinabé.

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    L’état-major général de l’armée et l’ambassade de France au Burkina Faso ont été attaqués, vendredi, par « un groupe agissant de manière coordonnée ».

    « Tout est mort à l’intérieur. Les corps sont complètement calcinés. » Cet ancien gendarme, qui souhaite garder l’anonymat, est sorti de l’état-major général des armées burkinabées profondément choqué, vendredi 2 mars au soir à Ouagadougou. A l’intérieur, il y avait ses frères d’armes. Il en a vu certains étendus sur le sol dans un bâtiment brûlé dont s’échappait une épaisse fumée noire plombant le ciel de la capitale du Burkina Faso.

    Deux kilomètres plus loin sur l’avenue de l’Indépendance, en plein centre-ville, des tirs nourris ont également visé l’ambassade de France. Une attaque simultanée qui a entraîné la mort de huit membres des forces de défense burkinabées et fait plus de 80 blessés, dont douze gravement, selon un nouveau bilan d’une source sécuritaire française. Huit assaillants ont par ailleurs été tués lors cette attaque à la voiture piégée. Un précédent bilan établi vendredi par des sources sécuritaires françaises faisait état d’au moins 28 morts. Aucun blessé français n’est à déplorer.

     

    « Notre pays a été de nouveau la cible (…) de forces obscurantistes », a dénoncé, vendredi soir, le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré, tandis que le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, affichait « la détermination et le plein engagement de la France, aux côtés de ses partenaires du G5 Sahel, dans la lutte contre les mouvements terroristes ».

    Pour l’heure, ces attentats coordonnés n’ont pas été revendiqués mais deux mouvements terroristes sont soupçonnés d’en être à l’origine. D’une part, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, la nouvelle coalition d’Al-Qaida au Maghreb islamique créée en 2017, et, d’autre part, l’Etat islamique dans le Grand Sahara, dirigé par Adnan Abou Walid Al-Sahraoui. Depuis plus de deux ans, ces deux organisations multiplient les attaques au Sahel, avec un objectif clair : transformer le désert ouest-africain en poudrière incontrôlable.

    Emploi d’explosifs

    La double attaque a commencé vendredi matin sur les coups de 10 heures. « Des assaillants ont commencé à tirer sur l’ambassade de France. Quelques minutes après, un autre groupe, de manière coordonnée, s’est attaqué à l’état-major général des armées », raconte le ministre de la sécurité, Clément Sawadogo. Une réunion relative au G5 Sahel est alors en cours dans le bâtiment. « Cette réunion était peut-être ciblée, nous n’en savons rien pour le moment », estime Clément Sawadogo. Par chance, le lieu de la rencontre a changé à la dernière minute avant l’attaque, ce qui a sans doute permis de sauver des vies.

    Pour pénétrer dans l’enceinte de l’état-major, les assaillants ont employé des explosifs. Une technique encore jamais utilisée lors des deux attentats qui ont déjà endeuillé Ouagadougou, le 15 janvier 2016 (30 morts) et les 13 et 14 août 2017 (18 morts). « Ils sont arrivés par l’entrée de derrière. Ils ont commencé par tirer sur les sentinelles postées devant la double porte. C’est comme ça qu’ils ont fait entrer leur véhicule, bourré d’explosifs. Une fois arrivés sur le parking interne de l’état-major, ils ont fait sauter leur véhicule. Cela a créé une brèche dans un des murs, qui leur a permis de pénétrer à l’intérieur du bâtiment », détaille une source sécuritaire.

    Pour la première fois, les assaillants portaient des tenues militaires. « Nous ne savons pas encore comment ils se les sont procurées », explique le colonel Jean-Arthur Diasso, directeur de la communication du ministère de la défense, tout en rappelant qu’un magasin d’habillement militaire a été cambriolé à Ouagadougou en mars 2017. Quelque 400 uniformes avaient été volés.

    Depuis quelques semaines, l’état-major avait complètement revu son dispositif sécuritaire, troquant ses barricades de fortune contre de solides remparts grillagés encadrant tous les murs du bâtiment. Devant la porte principale, une guérite avait aussi été installée. Les autorités avaient-elles reçu des alertes faisant état de possibles attaques en préparation contre l’état-major ? La question reste pour l’heure en suspens. Vendredi soir, le décompte et l’identification des victimes se poursuivaient. Le parquet de Ouagadougou a ouvert une enquête.

    Ce double attentat survient tandis que se déploie la force du G5 Sahel associant cinq pays de la région (Mali, Burkina Faso, Niger, Mauritanie, Tchad), soutenus en particulier par Emmanuel Macron, en complément de l’opération française « Barkhane ». « La montée en puissance du G5 Sahel perturbe les terroristes (…). Cette attaque correspond à des représailles de la part des groupes armés à la suite des pertes qu’ils ont subies sur le front », explique le colonel Diasso. D’après nos informations, les groupes djihadistes ont reçu la consigne d’« empêcher le déploiement des forces du G5 à tout prix ».

  • TERRORISME - Attaques à Ouagadougou: le film de la journée

    Ouagadougou a été vendredi 2 mars frappée par une attaque terroriste d'envergure qui a visé l'état-major général des armées et l'ambassade de France. Au moins huit assaillants et huit membres des forces de sécurité ont été tués.

    Il est 10h à Ouagadougou quand des tirs résonnent dans le quartier de l'ambassade de France et de la primature. Des témoignages font également état d'une explosion près de l'état-major général des armées, à 2 kilomètres de là. Une épaisse fumée noire s'élève dans le ciel de la capitale du Burkina Faso. Une voiture bourrée d'explosifs vient de sauter. « La charge était suffisamment forte et énorme pour occasionner de graves destructions. Les dégâts sont donc très importants », dira plus tard le ministre burkinabè de la Sécurité Clément Sawadogo. L'explosion est suivie d'un assaut conduit par des terroristes.

    Devant l'ambassade de France en revanche, des témoins parlent d'une voiture en feu. Mais aucun ressortissant français n'a été tué ou blessé dans l'attaque, a-t-on appris de source diplomatique française. Paul Zongo se trouvait non loin de l'avenue de l'Indépendance. Il raconte avoir vu des hommes forcer l'entrée de l'ambassade. « Un véhicule s'est garé au niveau de l'avenue et quatre jeunes de moins de 25 ans en sont sortis. Ils portaient des sacs et des kalachnikovs. Ils étaient vraiment lourdement armés », rapporte-t-il. Paul dit les avoir vus d'abord essayer de pénétrer dans le bâtiment côté est, où des tirs ont éclaté. Quatre terroristes y auraient été tués. Deux gendarmes burkinabè ont également perdu la vie.

    A 11h, les tirs s'intensifient. La ville est quadrillée. Sur son compte Facebook, la police indique qu'une attaque armée est en cours. Deux hélicoptères du commandement des opérations spéciales (COS) déposent des groupes de commandos chargés de sécuriser la zone. Ils se répartissent autour de l'ambassade toute proche et de l'Agence française de développement.

    Les forces de sécurité burkinabè pénétrent dans le bâtiment de l'état-major général des armées, en face duquel est situé l'Institut français. L'intervention prend fin quelques heures plus tard, une fois que la zone est définitivement sécurisée. Les autorités font état de la mort de quatre terroristes, ce qui porte le nombre d'assaillants tués à huit. Rien n'indique que d'autres aient pu s'enfuir. Au total, huit membres des forces de sécurité ont également été tués. Au moins 80 personnes ont par ailleurs été blessées.

    Mais selon le ministre de la Sécurité, le bilan aurait pu être plus lourd. Car à l'état-major avait lieu une réunion sur le G5-Sahel. Elle devait se tenir initialement dans une autre salle, indique Clément Sawadogo. « Si elle s'était tenue dans cette salle, il y aurait eu une situation extrêmement dramatique, parce que cette salle a été détruite par l'explosion », rapporte-t-il. De bonne source, on indique que le chef d'état-major burkinabè, le colonel major Oumarou Sadou, est sain et sauf.

    Certaines questions demeurent. Comment les assaillants sont-ils parvenus à pénétrer dans l'enceinte de l'état-major des armées ? C'est ce que l'enquête devra déterminer. Le ministre des Affaires étrangères Alpha Barry évoque la possibilité qu'ils aient neutralisé les gardes qui en protégeaient l'entrée. Selon une source officielle, certains assaillants portaient des tenues de l'armée. Plusieurs personnes ont déjà été interpellées.

  • Attaques à Ouagadougou: comment en est-on arrivé là?

    Les attaques qui ont frappé Ouagadougou ce vendredi 2 mars sont loin d'être les premières au Burkina et dans la capitale. La situation sécuritaire a commencé à se dégrader après la chute de Blaise Compaoré le 31 octobre 2014, au point que certains experts considèrent qu'il y a deux maillons faibles aujourd'hui au Sahel : le Mali et le Burkina.

    La première attaque terroriste remonte au 15 janvier 2016, une attaque d'envergure contre un hôtel le Splendid, et le restaurant le Cappuccino, 30 personnes sont tuées, majoritairement des Occidentaux. L’attentat provoque un vrai choc, c'est la première fois que le pays est confronté de plein fouet au risque terroriste.

    Il y a eu ensuite l'attaque du 13 août 2017 contre le café restaurant Aziz Istanbul. Les experts s'accordent à dire que la cible n'était peut-être la bonne, car de nombreux Burkinabè sont tués. Mais ce qui est peut-être un raté fait 19 morts.

    Ailleurs dans le pays

    Dans le nord en particulier, à la frontière avec le Mali, dès le début de l'année 2015, la région est contaminée en quelque sorte par l'insécurité qui règne au Mali. Les enlèvements et les attaques sur des gendarmeries et des écoles se multiplient. Selon un bilan officiel, il y aurait eu dans le nord du pays 133 morts dans 80 attaques. Le Nord n'était pas préparé à ce harcèlement des terroristes venus du Mali et les forces de sécurité n'ont souvent pas les moyens de faire face.

    Pourquoi le Burkina est devenu la cible des terroristes en quelques années ? Est-ce un hasard que la situation se détériore au départ de Blaise Compaoré ? Probablement pas. C'est en tout ce que disent les différents analystes et experts sur la question. La menace existait avant sur le nord du pays, il y a eu plusieurs alertes de va-et-vient suspects et le Nord était déjà déconseillé. Mais c'est un fait, c'est après le départ de l'ancien président que le risque et la menace se sont matérialisés.

    Un système sécuritaire effondré

    Avec le départ de Blaise Compaoré, le système sécuritaire s'est effondré et n'est pas remonté en puissance depuis. Les nouvelles autorités ont voulu tourner la page avec le système militaire et sécuritaire précédent. Mais ceux qui ont pris la relève n'étaient pas aux commandes jusque-là. Ils n'avaient donc pas les mêmes contacts, sachant en plus que le régime de Blaise Compaoré était particulièrement au fait des questions terroristes et en lien même avec certains d'entre eux, ce qui lui a permis de jouer plusieurs fois les intermédiaires dans les libérations d'otages.

    Les nouvelles autorités ont perdu ce réseau et n'ont visiblement pas réussi à le reconstruire suffisamment. Ce n'est pas un hasard, disent certains analystes, si Niamey et Nouakchott n'ont pas été frappés par des attaques de l'envergure de celles qui ont touché Ouagadougou. Dans ces pays, les réseaux sont debout, en place depuis des années, et protègent manifestement jusque-là, même s'il faut toujours rester prudent.

    Qui est responsable ?

    Autre question : Blaise Compaoré, depuis son exil ivoirien, est-il directement responsable de ce qui se passe ? C'est ce que certains disent au sein du pouvoir. Ils s'inquiètent du pouvoir de nuisance de Blaise Compaoré et de Gilbert Diendéré, son ancien chef d'état-major. Mais certains experts estiment que l'actuel régime est devenu paranoïaque et qu'en luttant contre les anciens du pouvoir de Blaise, il se détourne de la vraie menace aujourd'hui, à savoir celle des terroristes. Blaise Compaoré joue-t-il vraiment un rôle ? La question est souvent posée.

    Ce qui s'est passé est en tout cas un nouveau coup dur pour le Burkina. Les nouvelles autorités, qui sont mises à rudes épreuves, vont devoir peut-être repenser leur politique sécuritaire. Faut-il négocier avec les terroristes pour acheter la paix, comme d'autres pouvoirs l'ont fait et le font encore ? Faut-il mieux former les forces de sécurité à cette nouvelle menace ? Le chantier s'annonce en tout cas compliqué.

     

    Source : RFI

     

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