La Côte d’Ivoire souhaite accroître sa participation au contingent des casques bleus au Mali.

Lors de la visite du président malien Ibrahim Boubacar Keita à Abidjan, son homologue ivoirien Alassane Ouattara a indiqué que son pays était disposé à envoyer 450 soldats supplémentaires pour assurer le maintien de la paix sur le théâtre malien.

“Nous avons parlé des questions sécuritaires, et nous avons un contingent et nous avons saisi les Nations Unies et également le président du Mali pour que la Côte d’Ivoire puisse accroître sa contribution à la MINUSMA”, a indiqué le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara.

L’annonce de la Côte d’Ivoire intervient deux semaines après que le ministre ivoirien des Affaires étrangères Marcel Amon Tanoh a fait savoir la volonté de son pays d’envoyer 450 autres casques bleus en République centrafricaine.

>>> LIRE AUSSI : Nigeria : la population accuse les autorités d'être responsable de l'insécurité dans le pays

Au cours de la conférence de presse avec le président ivoirien, Ibrahim Boubacar Kéita a laissé entendre qu’il comptait se présenter à la présidentielle du 29 juillet prochain.

“Je souhaite que les élections de juillet 2018 viennent dans les meilleurs conditions. En ce qui concerne le gouvernement du Mali, nous avons mission, vocation à faire en sorte qu’elles soient les plus transparentes possibles, et nous nous sommes attelés à cela. Nous avons commencé à le faire. Notre fichier a été audité. Le fichier et il semble que les experts commis par l’OIF l’ait réputé fiable”, a dit le président malien.

L’annonce du renforcement du contingent ivoirien au Mali voisin devrait permettre d’améliorer la sécurité sur un théâtre où les tensions n’ont cessé de monter ces dernières semaines notamment dans la région de Menaka, dans le nord-est du pays.

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Les Fama (Forces armées maliennes) ont été accusées ce dimanche par une association peule et des proches de 14 détenus d’avoir sommairement exécuté lesdits prisonniers. Les faits se seraient déroulés à Dioura, village de la commune de Karéri, dans le cercle de Ténenkou (région de Mopti). Une accusation qui fait un croc en jambe à la déclaration faite vendredi dernier par l’armée. Les détails.

“Exécutions sommaires’‘. Tels sont les termes employés par Tabital Pulaaku, la principale association de la communauté peule au Mali, pour qualifier la mort des quatorze détenus éliminés par les Fama ce vendredi. Tandis que les militaires parlent de ‘‘tentative d‘évasion’‘, leur thèse est balayée du revers de la main par l’association peule et les proches des détenus tués.

“Il ne s’agit pas du tout d’une tentative d‘évasion. Nos sources sont sûres. Ces personnes ont été victimes d’exécutions sommaires. Nous avons les noms de ces personnes. Ce n’est pas normal que des militaires chargés de protéger les populations tuent des civils “, martèle Nouhoum Sarr, membre de Tabital Pulaaku. Monsieur Sarr ajoute que les détenus ont été arrêtés près de Dioura, le 5 avril dernier. Il affirme de même avoir eu un entretien téléphonique avec le ministre malien de le Défense, qui lui aurait promis de “faire la lumière sur l’affaire”.

Ce n'est pas normal que des militaires chargés de protéger les populations tuent des civils.

Des propos qui sont aux antipodes de la déclaration faite par les Fama, qui faisaient entendre vendredi dernier que “suite à une présumée tentative d‘évasion, quatorze suspects terroristes ont trouvé la mort le 6 avril 2018 à Dioura”. La veille de leur mort, les détenus avaient été arrêtés et mis à la disposition des Fama.

Deux des proches des quatorze individus tués lancent la même accusation à l’encontre de l’armée. Eux aussi brandissent la thèse des exécutions sommaires. “Mon cousin Moussa Nay Diallo fait partie des gens tués. Ils n’ont pas essayé de fuir, parce qu’ils n’ont rien à se reprocher. Ils ont été tués par des militaires”, fait savoir l’un de ces proches, habitant de la localité.

Nous mentionnions dans l’une de nos parutions les accusations dont fait l’objet la minorité peule du Mali. Celle-ci est accusée de collaboration avec les islamistes du groupe armé du prédicateur jihadiste peul Amadou Koufa. Le groupe de ce dernier a fait irruption au Mali en 2015, dans la région de Mopti. La mort des quatorze individus a-t-elle un rapport avec ce lien fait entre le groupe djihadiste peul et la communauté du même nom ? Cela reste à voir.

Ces exécutions sommaires présumées ne sont pas les premières du genre dans la région. A ce titre, des exécutions extrajudiciaires y ont récemment fait six morts, poussant Amnesty International à réclamer auprès des autorités maliennes une enquête sérieuse et approfondie sur cette affaire. Les six corps avaient été retrouvés entassés dans une fosse commune.

De la volonté expansionniste des fondamentalistes religieux

C’est en mars-avril 2012 que le Nord-Mali est tombé sous les griffes des islamistes, venus pour la plupart d’Algérie d’où ils ont été chassés. Ces fondamentalistes religieux, alliés d’Al-Qaïda, ont dans un premier temps mis en déroute les Touaregs et l’armée malienne, puis régné d’une main de fer sur la région. Ils y ont imposé une vision rigoriste de l’islam, laissant dans leur sillage de nombreux morts et mutilés, entre autres.

Les djihadistes sont finalement tombés sous le feu nourri de l’Opération Barkhane (campagne militaire internationale) lancée en janvier 2013, menée au Sahel pour combattre les terroristes et dont le fer de lance est l’armée française. Cette opération militaire se poursuit jusqu‘à ce jour, les terroristes n’ayant pas renoncé à leur volonté de soumettre le Sahel, voire, toute l’Afrique de l’Ouest à leur volontés d’islamistes.

A cet effet, des zones entières du Nord-Mali échappent encore au contrôle de Barkane et des Fama. Elles sont de ce fait la cible d’attaques islamistes sporadiques. Cela, en dépit de la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes. L’application de cet accord de paix se fait toujours attendre.

Parties du Nord, ces attaques se sont étendues jusqu’au centre du Mali. Le Burkina Faso et le Niger, deux pays voisins du Mali, subissent eux aussi depuis 2015 les foudres de la folie expansionniste des islamistes.

 

Source : AfricaNews

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Le jihadiste malien Al Hassan a comparu, pour la première fois, devant la Cour pénale internationale (CPI) le 4 avril. Al Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud est suspecté de crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis lors de l’occupation de Tombouctou en 2012, par al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et Ansar Dine. C’est la seconde fois qu’un membre d’Ansar Dine est envoyé à la CPI.

De notre correspondante à La Haye, Stéphanie Maupas

Debout, paumes posées sur son pupitre, le visage penché vers le micro, le suspect est laconique. Mohamed Abdelaziz Al Hassan, c'est ainsi que son avocat l'appelle devant la Cour, est né le 19 septembre 1977. Interrogé par le juge il explique avoir été informé des accusations portées contre lui et ne souhaite pas en entendre lecture.

Envoyé à La Haye par les autorités maliennes le 31 mars, suite à l’émission trois jours plus tôt d’un mandat d’arrêt placé sous scellés, ce Touareg originaire de Tombouctou avait été arrêté en avril 2017 par la force Barkhane. Fin mars, les juges avaient justifié le mandat d’arrêt en expliquant que « du fait de ses connaissances au sein de ces groupes », des groupes armés avec lesquels il avait poursuivi le combat jusqu’à son arrestation, « il pourrait bénéficier d’une aide à la fois pour échapper à la justice et pour interférer avec l’enquête » du procureur de la CPI.

Au cours de l’audience, le suspect, vêtu d’un costume bleu marine et d’une cravate à motifs, a évoqué des questions de « communication », mais à huis clos. Sans montrer une quelconque émotion, il avait auparavant simplement regretté avoir « été placé dans une pièce où il y avait une caméra de surveillance ». Résidant désormais dans une cellule de 2 mètres sur 5, M. Al Hassan a été placé sous surveillance. Une procédure commune aux nouveaux pensionnaires de la prison de Scheveningen dans les premiers jours de leur détention. Le juge a acté sa déclaration, et c’est son avocat de permanence, Yasser Hassan, qui a complété le propos. « Ses conditions de détention nuisent à sa dignité et au respect de sa vie privée ».

Suspecté de flagellations publiques

A ce stade, M. Al Hassan n’est que suspect. Les audiences de mises en accusation ont été fixées au 24 septembre. La décision sera rendue dans les trois mois qui suivent. Si les charges sont confirmées, il sera alors jugé. Mais entre l’arrivée des suspects à La Haye et l’ouverture de leur procès, le délai est en moyenne de deux ans.

Al Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud est poursuivi pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Cet ancien commissaire de la police islamique de Tombouctou aurait commis des tortures, des viols, de l’esclavage sexuel, des persécutions pour motif religieux et sexistes, lors de l’occupation du nord Mali par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et Ansar Dine.

Selon le mandat d’arrêt, il a participé « à l'exécution de châtiments infligés » par le tribunal islamique, « notamment la flagellation en public ». Il aurait aussi participé « à la politique de mariages forcés dont des Tombouctiennes ont été victimes, qui ont donné lieu à des viols répétés et à la réduction de femmes et de jeunes filles à l'état d'esclaves sexuelles. » M. Al Hassan est aussi suspecté d’avoir participé à la destruction des mausolées de Tombouctou.

Sur ce dernier chef d’accusation, son prédécesseur au banc des accusés de la Cour, Ahmed Al Mahdi, a été condamné à 9 ans de prison après avoir plaidé coupable. Il avait expliqué que les ordres étaient venus de Iyad Ag Ghali, le chef d’Ansar Dine. Et avait aussi accepté de coopérer avec le procureur.

Comme son prédécesseur, M. Al Hassan, un Touareg originaire de la région de Tombouctou, avait fui « la perle du désert » lors de l’arrivée des forces françaises en janvier 2013. Quelques jours plus tard, la procureure Fatou Bensouda, ouvrait une enquête à la demande des autorités maliennes. La procureure estime qu’en prenant le contrôle de Tombouctou, les deux groupes armés « ont imposé leur vision de la religion par la terreur (…) en dictant diverses règles et interdits touchant à tous les domaines de la vie publique et privée des Tombouctiens ». La police islamique, où émargeait le suspect, « visait à éradiquer tout comportement et toute pratique contraire à la vision religieuse partagée par les groupes armés AQMI et Ansar Dine. »

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