vendredi 21 septembre 2018

La Côte d’Ivoire souhaite accroître sa participation au contingent des casques bleus au Mali.

Lors de la visite du président malien Ibrahim Boubacar Keita à Abidjan, son homologue ivoirien Alassane Ouattara a indiqué que son pays était disposé à envoyer 450 soldats supplémentaires pour assurer le maintien de la paix sur le théâtre malien.

“Nous avons parlé des questions sécuritaires, et nous avons un contingent et nous avons saisi les Nations Unies et également le président du Mali pour que la Côte d’Ivoire puisse accroître sa contribution à la MINUSMA”, a indiqué le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara.

L’annonce de la Côte d’Ivoire intervient deux semaines après que le ministre ivoirien des Affaires étrangères Marcel Amon Tanoh a fait savoir la volonté de son pays d’envoyer 450 autres casques bleus en République centrafricaine.

>>> LIRE AUSSI : Nigeria : la population accuse les autorités d'être responsable de l'insécurité dans le pays

Au cours de la conférence de presse avec le président ivoirien, Ibrahim Boubacar Kéita a laissé entendre qu’il comptait se présenter à la présidentielle du 29 juillet prochain.

“Je souhaite que les élections de juillet 2018 viennent dans les meilleurs conditions. En ce qui concerne le gouvernement du Mali, nous avons mission, vocation à faire en sorte qu’elles soient les plus transparentes possibles, et nous nous sommes attelés à cela. Nous avons commencé à le faire. Notre fichier a été audité. Le fichier et il semble que les experts commis par l’OIF l’ait réputé fiable”, a dit le président malien.

L’annonce du renforcement du contingent ivoirien au Mali voisin devrait permettre d’améliorer la sécurité sur un théâtre où les tensions n’ont cessé de monter ces dernières semaines notamment dans la région de Menaka, dans le nord-est du pays.

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Kassi Kra Amadou, alias Hamed comparaissant, mercredi, devant le tribunal correctionnel de Tiassalé, pour répondre des faits d’attentat à la pudeur consommé avec violence sur une fillette de quatre ans, a écopé de cinq ans de prison ferme.


A la suite de l’instruction du dossier à la barre, il a été reconnu coupable des faits qui lui ont été reprochés. En répression, le juge l’a condamné à cinq ans de prison ferme et à 500 000 francs CFA d’amende. Il devra payer à sortie de prison la somme de 100 000 francs CFA au titre des dommages et intérêts aux parents de sa victime.

Les faits se sont déroulés dans le village de Brou-Brou, dans le département de Tiassalé. En effet, le 8 avril, le chef de famille, Taba Komenan, sort de la cour familiale en laissant derrière lui sa fille et son protégé Kassi Kra Amadou, dont il est le tuteur depuis 12 ans. Le soir venu, sa femme constate que leur fille se plaint de douleurs au bas ventre au moment de son bain. Les parents inquiets l’accompagnent au centre de santé rural du village.

Le sang présent dans son appareil génital oblige la sage-femme à la référer à l’hôpital général de Tiassalé. Ici, les conclusions du gynécologue révèlent que la fillette a été victime d’un viol. Tous les regards sont portés sur Kra Kassi, qui est resté avec elle le jour des faits.

Interrogé au village, il reconnaît avoir eu des attouchements avec la fillette. Il est interpellé le 16 avril par les éléments de la brigade départementale de gendarmerie de Tiassalé, puis mis à la disposition du parquet le 18 avril.

Au niveau de l’enquête préliminaire, il reconnaît sans difficultés les faits. Cependant, le 29 avril dernier, lors de sa première comparution il nie tout en bloc, en l’absence des parents de la victime. Mais les témoignages des deux parents de la victime et le feu des questions des juges ont eu raison de lui. Il a fini par craquer et a avoué son forfait tout en demandant « pardon « .

Le président du tribunal n’a pas suivi le procureur qui, dans son réquisitoire, avait requis 10 ans de prison ferme et un million de francs CFA d’amende. Il a écopé de cinq ans de prison ferme.

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Scandale à la mairie de Toumodi : Un mariage civil se termine dans la violence Un scandale s’est produit le samedi 14 avril 2018, à l’hôtel de ville de Toumodi, où un mariage civil s’est achevé dans la violence. De quoi s’agit-il ?

A en croire les informations de sources proches du dossier, l’officier de l’Etat civil, désigné à cet effet, s’apprêtait à rendre officielle l’union par les liens sacrés du mariage entre un employé de la Direction régionale des Sports et loisirs de Toumodi, et sa dulcinée. Mais contre toute attente, une autre dame débarque contre dans les locaux de la mairie et fait opposition à ce mariage. Mais qui est en fait cette dernière ?
 
Toujours selon nos sources, il s’agit d’une concubine de l’employé, venue d’Abidjan où elle réside. Il nous revient que le concubin avait demandé à celle-ci de rester à Abidjan, le temps de se faire une meilleure santé financière, lui permettant de réunir sa famille au grand complet, à Toumodi. Mais avant qu’il en soit ainsi, la nature ayant horreur du vide, selon un célèbre adage, l’homme prend attache avec une autre dame.

Et, de jour en jour, les liens entre les deux personnes s’intensifient et débouchent sur ce qu’il y a de solide pour un couple, à savoir le mariage civil. Et c’est la date du samedi 14 avril 2018 qui a été retenue. Un mariage à quatre, parce qu’il faut faire en sorte que la moindre information ne parvienne pas à la concubine restée à Abidjan. Malgré toutes ces dispositions prises, il y a eu, comme toujours, fuite de l’information. La concubine informée, a dû prendre toutes les dispositions afin d’être à la mairie au moment fatidique.

Une fois à la mairie, elle fonce tout droit à l’intérieur où on s’apprêtait à sceller l’union entre son homme et une autre dame. Et comme on pouvait se l’imaginer, l’invitée surprise du jour réussira, par un scandale dont les femmes ont le secret, à faire ajourner le mariage, conformément à la législation en vigueur, car dès lors qu’il y a opposition, la cérémonie de mariage ne peut se poursuivre.

Mais dans la foulée, la pauvre femme tombera lourdement sur la nuque, parce que violemment poussée par un des proches du marié, qui tenait certainement à ce que la cérémonie soit validée. C’est visiblement mal en point qu’elle a été conduite de toute urgence à l’hôpital, pour recevoir des soins. Informés de cette situation, les éléments de la police arrivent promptement sur le lieu. Conduites un peu plus tard au commissariat, les parties en présence ont été entendues sur procès verbal, afin que la lumière soit faite sur cette affaire qui alimente les conversations à Toumodi, mais aussi dans les autres localités ivoiriennes.

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Arafat DJ s’en est récemment pris à sa consœur chanteuse Josey. A en croire le magazine Abiddjan Show, le fondateur de la Yôrôgang a tenu des propos pas du tout courtois envers l’auteure de la chanson à succès « Diplôme ».

« Il y a une chanteuse-là, elle s’est faite dado (engrosser) à cause d’une voiture par un joueur. Maintenant qu’il t’a gouè (couché avec toi), il t’a jetée comme du n’importe quoi », pouvait-on suivre Arafat DJ dans l’une de ses chansons.

Revenu sur cette affaire plusieurs semaines après, Arafat a bien voulu donner les véritables raisons de ses déclarations.

« Josey n’a pas respecté sa propre musique. Elle fait une chanson où elle se fait passer pour la super femme parfaite. Elle n’a pas pu donner l’exemple à ses fans. Et j’ai frappé pour lui faire comprendre qu’il ne faut pas faire le contraire de ce qu’on dit », a fait savoir Arafat.

En rappel, Josey a eu une liaison avec le footballeur international Ivoirien Serey Dié. Malgré qu’il soit marié, elle lui a donné un enfant. Elle avait pourtant sorti une chanson dénommée ‘‘Diplôme’’ où elle s’érigeait en avocate des femmes à qui les hommes refusent le mariage se contentant d’une vie de concubinage.

Pour le moment, Josey n’a pas répondu aux attaques d’Arafat DJ. Elle s’est plutôt contentée de se féliciter pour la reconnaissance de son travail après avoir été sollicitée comme coach de l’émission The Voice en remplacement de Charlotte Dipanda.

Josey estime que si elle a pu arriver jusqu’à ce niveau, c’est grâce à ses fans. « Cette reconnaissance de mon travail, je vous la dois et avec votre soutien je prie le très haut qu’il me permette d’être à la hauteur de ce nouveau défi », a-t-elle déclaré. Son manager, Doudou Sticker, a également partagé cette joie pour la reconnaissance « Quand Dieu fait ton palabre, tu n’as pas besoin de te déshabiller. C’est officiel, Josey nouvelle coach de the voice Afrique francophone », a-t-il déclaré

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La Fédération Internationale de Football Association (FIFA) a publié jeudi 12 avril 2018, son classement FIFA/COLA du mois.

Le rang des éléphants de Côte d’Ivoire s’est quelque peu amélioré.

Pour ce nouveau classement, la Côte d’Ivoire occupe la 13e place au plan africain et la 68e place au plan mondial.

Au mois de Mars dernier, la Côte d’Ivoire occupait la 14ème place Africaine et la 71e position mondiale. On peut le dire, les éléphants de Côte d’Ivoire reviennent peu à peu à leur meilleur niveau.

La première place revient à la Tunisie devant le Sénégal, la République Démocratique du Congo, le Maroc et l’Egypte.

 

Les trois premiers rangs mondiaux reviennent à l’Allemagne (1ère), au Brésil (2ème) et à la Belgique (3ème).

L’Allemagne et le Brésil gardent leur position de mars 2018. Quant au Portugal, il s’est fait éjecté de sa troisième place au dernier classement.

Mondialement, la Tunisie arrive à la 14e place, le Sénégal à la 28e place et la République Démocratique du Congo se positionne au 38e rang.

La Tunisie gagne 9 rangs et grimpe à la 14e place, le meilleur classement de son histoire. Le Sénégal perd une place et occupe la 28e position. La Pologne, adversaire des lions au mondial 2018 en Russie occupe la 10e place sur le plan mondial.

Le top 20 africain

  1. Tunisie (14e)
    2.Sénégal (28e)
    3. RDC (38e)
    4. Maroc (42e)
    5. Egypte (46e)
    6. Nigeria (47e)
    7. Cameroun (51e)
    8. Ghana (51e)
    9. Burkina Faso (53e)
    10. Cap Vert (58e)
    11. Algérie (62e)
    12. Mali (67e)
    13. Côte d’Ivoire (68e)
    14. Guinée (69e)
    15. Afrique du Sud (72e)
    16. Ouganda (74e)
    17. Zambie (78e)
    18. Bénin (90e)
    19. Congo (91e)
    20. Gabon (92e)

 

Emeraude ASSAH - AfrikMag

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Le groupe Magic system a procédé, samedi 07 avril, à l’inauguration d’une maternité dans un village ivoirien situé à la frontière malienne.

La cérémonie d’inauguration s’est faite dans le département de Mbengué, Traoré salif connu sous le pseudonyme Asalfo a redonné le sourire aux populations de Loulo à travers la construction de cette maternité.

En effet, les populations de la localité sont en proie à d’énormes difficultés et la venue de cette maternité vient leur ôter une épine au pied.

Au cours de la cérémonie d’inauguration de l’infrastructure sanitaire offerte par la fondation Magic System, Asalfo a appelé les footballeurs ivoiriens à contribuer au développement de leur pays.

Pour lui cette contribution passe par la construction des infrastructures socio-économiques, base de développement au profit des populations démunies.

« Dites aux footballeurs internationaux d’enlever un peu dans leurs primes de match. Ils peuvent aussi construire des hôpitaux, des écoles », a-t-il lancé.

Il s’est d’ailleurs permis d’indexer certains d’entre eux en l’occurrence Abdoulaye Traoré et Zoro Marc, deux ex-internationaux souhaitant que ces derniers soient des porte-paroles auprès des plus jeunes.

A’salfo s’est lâché en disant: « Ce que nous, en tant qu’artistes nous gagnons par an, c’est ce qu’ils gagnent par mois eux les footballeurs ».

Le groupe Magic System travaille actuellement sur la onzième édition du Festival des Musiques Urbaines d’Anoumanbo (FEMUA).

Le leader du groupe Magic System a expliqué les innovations intégrées dans le programme du FEMUA 11.

Ces innovations sont entre autres les ateliers SACEM (plateforme de réflexion et d’échange sur les droits d’auteur et la carrière des artistes) qui mettront ‘’le live’’ en exergue pour les artistes débutants. Aussi, un tournoi dénommé le tournoi de la CEDEAO sera introduit dans ce festival.

Cette année particulièrement, le festival se déroulera à l’institut national de la jeunesse et des Sports

Emeraude ASSAH

Crédit photo : fondationmagicsystem

Source : afrikmag.com

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Depuis son concert du 31 mars, l’artiste Debordo Leekunfa et son promoteur Sangaré sont au cœur d’une polémique. Le chanteur ivoirien n’a pas hésité à porter plainte contre son promoteur qui se retrouve depuis quelques jours derrière les barreaux.


Dans l’une de ses vidéos, l’artiste révèle qu’il a fait enfermer Lamine Sangaré  promoteur du spectacle et raconte ce qui s’est réellement passé.


Tu as prévu payé trois jours avant, tu ne l’as pas fait… Je suis monté sur scène sans 5f à cause de mes fanatiques… Les musiciens ont refusé de jouer pour problème d’argent. J’ai payé une partie de leur cachet. En 2013, c’était pareil, j’ai été payé après 2 semaines. Plus jamais ça… Sangaré a voulu me donné 475 000 Fcfa après le concert .Ce que j’ai refusé.” Lâche Debordo, qui explique qu’il n’est pas question de laisser tomber cette affaire.


J’ai 2 Orchestres, j’ai 72 personnes, je ne dors plus chez moi. Ils ont porté plainte contre moi. Le podium n’a pas été payé, le palais de la culture n’a pas été payé. Sangaré a voulu fuir et se rendre aux Etats-Unis le mardi suivant ” Fait savoir l’artiste.Si Debordo avoue qu’il avait démenti l’information, il s’explique : “J’ai voulu protéger son image. Lui-même a appelé certaines personnes pour dire que je l’ai mis en prison ”.

Debordo raconte dans sa vidéo que la mère de Sangaré est restée insensible “ nous avons les meilleurs avocats. Nous contrôlons la justice ” a – t-elle avancé selon le chanteur Coupé Décalé.

Source : AfrikMag

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L’attaquant ivoirien, accusé par Ibrahim Koné de s’appeler en fait Traoré Ménéné et d’être né non pas en 1990 mais en 1988, s’exprime pour la première fois dans cette affaire dans les colonnes de L’Equipe. Pour l’Eléphant, « ce sont des histoires » et Koné agit ainsi « pour de l’argent ». Lacina Traoré est en colère et n'entend pas en rester là.

Le nom de Lacina Traoré a fait couler de l’encre ces derniers jours, mais pas en raison des performances sportives du joueur. Joint par RFI, Ibrahim Koné, président et fondateur de l’Etoile Sportive d’Abobo (ESA), a affirmé que l’attaquant s’appellerait en fait Traoré Ménéné et qu’il serait né en 1988 et non en 1990. En outre, le dirigeant a annoncé qu’il portait plainte auprès de la Fédération ivoirienne de football pour que l’ESA soit reconnue comme club formateur et perçoive des pourcentages liés aux transferts du footballeur.

Ce mercredi 4 avril, Lacina Traoré prend la parole pour se défendre. C’est dans les colonnes du quotidien L’Equipe que l’Ivoirien répond à ces accusations.

« Il salit l’honneur de ma famille (…). Jamais je ne vais accepter ce qu’il dit »

Le joueur prêté à Amiens par Monaco n’y va pas par quatre chemins. « Ce sont des histoires ! », affirme-t-il au journaliste Hervé Penot, une voix familière des auditeurs de RFI. L’international ivoirien se dit « surpris et surtout choqué » par ces accusations. « Qu'un grand frère fasse ce genre de choses... Je ne m'y attendais pas. Je vois déferler tout ça sur les réseaux sociaux ! Vous vous imaginez ? », confie-t-il, avant d’assurer qu’à la fin de la saison, ses avocats « vont s’occuper de ça ».

Lacina Traoré rejette en bloc les propos d’Ibrahima Koné quant à son présumé changement de nom: « Mes deux parents sont encore en vie et ils m'ont donné cette identité. Il salit l'honneur de ma famille. Mes parents m'appellent tout le temps, ils veulent aller le croiser, mais ce n'est pas la solution. Le droit parlera. Et la vérité va triompher. Jamais je ne vais accepter ce qu'il a dit. »

Il accuse Koné d'agir ainsi « pour de l'argent »

Le vainqueur de la CAN 2015 en veut à Ibrahim Koné, « une référence en Côte d’Ivoire » et « un professionnel ». Lacina Traoré est catégorique: c’est bien à l’Olympique Sport d’Abobo qu’il a été formé, à l’âge de 11 ans, sous l'égide d'Amza Gamal. Et c’est là-bas qu’il a obtenu sa première licence, avant de rejoindre le Stade d’Abidjan, puis de rallier l’Europe et la Roumanie en signant au CFR Cluj.

Selon lui, Ibrahim Koné s’en prend à lui « pour de l’argent ». Il ne tolère pas ce procédé. « Ce n'est pas une manière de demander de l'argent. En touchant ma dignité, en me salissant. Il ne m’a pas mis au monde », rappelle Lacina Traoré, qui promet: « Ça n’en restera pas là. »

Source : RFI

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samedi, 21 octobre 2017 00:00

Nouveau renvoi du procès de Michel Gbagbo

Le procès de Michel Gbagbo, le fils de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, pour “divulgation de fausses nouvelles” qui devait s’ouvrir vendredi à Abidjan, a de nouveau été reporté à “une date ultérieure”, a annoncé son avocat.

“L’audience de ce jour, la procédure correctionnelle contre Michel Gbagbo et Laurent Despas a été renvoyée à une date ultérieure en raison de la prise tardive de l’ordonnance de vacation qui organise le programme des audiences”, a expliqué à l’AFP l’avocat de l’inculpé, Me Ange Rodrigue Dadjé.

Michel Gbagbo est poursuivi en même temps que le journaliste français Laurent Despas, directeur général du site d’information Koaci.com, selon M. Dadjé

Ce procès annoncé à la mi-juin, avait été reporté à deux reprises, en raison d’un accord entre les avocats de M. Gbagbo et le parquet.

Les deux hommes avaient été inculpés le 26 mai 2016 mais laissés en liberté, par le procureur d’Abidjan, Richard Adou, à la suite d’une interview accordée par le fils Gbagbo à Koaci.com, publiée le 2 mai.

Dans cet entretien, Michel Gbagbo déclarait qu’“à la date du 30 mars 2016, 250 personnes étaient encore détenues dans les prisons” ivoiriennes et que “300 personnes (…) inculpées et placées sous mandat de dépôt depuis 2011 sont portées disparues”.

“Le parquet informe qu’il n’a été saisi d’aucun cas de disparition d’inculpés de la crise postélectorale”, avait réagi M. Adou, critiquant les déclarations “sans fondement et mensongères” de Michel Gbagbo.

L’ONG Reporters sans frontières (RSF) a demandé l“arrêt des poursuites contre le journaliste” Michel Gbagbo “qui n’a fait que rapporter les propos d’un homme politique”.

Dans un communiqué, RSF rappelle “à la justice ivoirienne qu’il existe une loi sur la presse qui doit s’appliquer en cas de délits commis par voie de presse” tout en déplorant “qu’elle soit régulièrement ignorée au profit du Code pénal”.

Michel Gbagbo, fils de l’ex-président Gbagbo issu d’un premier mariage avec une Française, avait été condamné le 10 mars 2015 à cinq ans d’emprisonnement pour “attentat à la sûreté de l’Etat”, sans toutefs être écroué.

Simone Gbagbo, épouse de l’ancien président Laurent Gbagbo, purge elle une peine de 20 ans dans cette même affaire, après avoir été jugée pour son rôle dans la crise causée par le refus de son mari de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara à la présidentielle de novembre 2010.

Laurent Gbagbo est écroué depuis la fin 2011 à La Haye, où il est jugé par la Cour pénale internationale pour “crimes contre l’humanité” présumés commis pendant la crise post-électorale de 2010-2011, qui a fait plus de 3.000 morts en Côte d’Ivoire.

AFP

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